Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 23:38

La sécurité des salariés doit faire partie des priorités de la direction

 

Les salariés de St Brice sous forêt (95) ont subi une attaque à main armé et le magasin de Mulhouse lui a été cambriolé, cette fois les voleurs ont tout « simplement » embarqué le coffre-fort du magasin….

Revenons sur le cas de Saint Brice sous fôret, " dans notre malheur nous avons eu de la chance " nous a dit une collègue du magasin. "Nous avons la chance qu'il n'y ait aucun bléssé". Mais nous ne pouvons nous contenter de cela, car les collègues ont été victime d’actes d’une violence extrême avec cette attaque armée. 2 personnes se sont rendu coupable de cet acte, une avec une arme à feu, l’autre avec un couteau. Les collègues ont été violentés et nous pouvons imaginer le choc qu’ils ont pu vivre. C’est pourquoi le Comité d’Hygiène et de Sécurité est intervenu auprès de la direction pour proposer et suivre la mise en place de mesures matériels nécessaire pour sécuriser le site, mais aussi pour suivre la mise en place d’un soutient des salariés avec la mise en place d’une cellule psychologique.

Force Ouvrière est présente et restera présente auprès des salariés de Saint Brice tant que ce sera nécessaire…

Au vu de ces deux situations, nous ne pouvons que constater que l’entreprise doit prendre en compte la question de la sécurité des salariés. Force Ouvrière sera présente et participera à ce « chantier » qui doit être une des priorités de la direction.

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 09:09

Vous trouverez ci-dessous le courrier que les salariés du magasin de perpignan ont souhaité faire parvenir à la direction de distrilap par l'intermédiaire des élus Force Ouvrière. Cette lettre a donc été lu en Comité d'Etablissement du 23 janvier dernier, mais quelle surprise lorsque nous avons voulu remettre en main propre le courrier au directeur exécutif. Nous avons essuyé un refus de sa part.... Il a refusé de prendre cette lettre. Pour quelle raison? Bonne question, nulle ne le sait, d'après la direction il y a une procédure pour remettre un courrier en main propre. Serait-ce de la mauvaise foi? Nous espérons effectivement qu'il ne s'agisse que de ça et non pas de mépris vis a vis des salariés qui souhaitaient lui remettre un simple courrier qui exprime leurs inquiétudes...

 

 

Bonne lecture....

 

 

Les salariés du magasin Distrilap de Perpignan                                                                 

 

Monsieur le directeur exécutif de Distrilap

2, rue André KARMAN

93300 AUBERVILLIERS

 

Perpignan le 21 janvier 2013

 

Lettre ouverte à la Direction de Distrilap

 

Monsieur le Directeur,

 

Depuis plusieurs mois nous entendons parler de projets pour le magasin de Perpignan: déménagement, passage en mandataire, diminution de la taille du magasin, suppression de services... . Cela fait même des années que la Direction nous fait croire que le magasin va déménager.  Cette fois est ce vraiment la vérité? D'après les bruits qui courent, cela semble se concrétiser, mais comme d'habitude, il n'y a rien d’officiel, rien ne filtre.

 

Monsieur le Directeur, alors que vous avez déjà fixé le sort du magasin, et le nôtre par la même occasion, nous vous demandons aujourd'hui officiellement ce qu'il va advenir de nous. Parce que vous ne connaissez pas la violence du dédain que nous subissons, nous insistons et vous demandons une réponse claire et rapide concernant notre avenir.

Nous souhaitons vous rappeler que nous avons tous des obligations familiales (des enfants à charges, des loyers à payer, des crédits à rembourser...), c'est pourquoi nous voulons pouvoir anticiper, prévoir l'avenir.

 

Vous n'ignorez pas la situation économique des Pyrénées orientales, le taux de chômage est l'un des plus élevés du territoire, voici un élément de plus qui nous inquiète si l'un-e ou plusieurs d'entre nous devaient se retrouver au chômage suite à vos décisions "stratégiques".

 

Alors Monsieur le Directeur, nous vous demandons de vous occuper en priorité des conséquences sociales sur les personnels et leurs familles, qui seront directement concernées par vos décisions. Dites nous la vérité !

Nous n'en pouvons plus, de ne pas savoir comment finira cette restructuration / cession que vous mettez en œuvre.

 

Dans l'attente d'une réponse que nous espérons rapide, nous vous prions, Monsieur le Directeur, de croire en notre parfaite considération.

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:17

photo independantPHOTO/photos T.G

 

Article paru dans le journal L'INDEPENDANT le 19 janvier 2013

 

Au magasin Lapeyre de Perpignan, c'est l'inquiétude qui domine. Si rien n'a encore été annoncé ni confirmé par la direction, les salariés n'en craignent pas moins pour leurs emplois. En effet, selon Matthieu Saintoul, employé et délégué syndical Force ouvrière, il serait question d'un déménagement de la structure sur une zone commerciale plus fréquentée et mieux placée. "Ce déménagement est attendu par les salariés. C'est une bonne chose en soi", indique Jérôme Capdevielle, secrétaire général de FO 66. Le problème tient au fait que, selon les syndicalistes, les dirigeants de l'enseigne envisageraient aussi une restructuration qui mettrait en péril l'avenir de plusieurs emplois. "Le magasin situé sur la zone de Porte d'Espagne est plus petit que l'actuel, explique Matthieu Saintoul. Certains services, comme l'atelier, seront mutualisés, voire supprimés. La surface stock sera réduite. Quid de ces emplois ?". Les 14 salariés du magasin perpignanais sont dans l'expectative. Ils veulent simplement savoir ce qu'il va advenir de leurs emplois. Interrogé à ce sujet, le directeur du magasin a affirmé ne pas être au courant d'un éventuel déménagement, ni de suppression d'emplois.

 

J.P

Partager cet article
Repost0
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:09

Cette année, le père Noël de la direction est passé en avance dans le Nord pour une de nos collègues. Et oui, chaque année nous avons les colis et les chèques cadeaux du père Noël du CE n°8, mais généralement le père noël de la direction ne nous amène rien. Mais cette année il en a décidé autrement, il a pensé tout particulièrement à une de nos collègues.

 

En effet il y a deux jours nous étions en réunion du Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) lorsque nous recevons un appel catastrophé d’une collègue. Au téléphone elle était en larme et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Quelques minutes auparavant son directeur lui apprend de but en blanc qu’elle est licenciée et surtout, ce n’est pas la peine qu’elle mette les pieds au magasin le lendemain puisqu’il ne la veut plus et par conséquent elle n’aura pas besoin de faire sa période de préavis.  Ce cadeau sans emballage elle l’a pris comme une grosse claque sur le visage. Voici une illustration de plus des méthodes de la direction.

Au fait ! Si je ne me trompe pas, récemment nous avons eu une journée internationale des principes de comportement et d’action chez Saint Gobain ! La direction nous a d’ailleurs présenté ce que Le Groupe Saint-Gobain considère comme étant les valeurs fondamentales qui unissent ses dirigeants et employés .Ces valeurs sont les suivantes :

 

  • L’engagement professionnel
  • Le respect des personnes
  • L’intégrité
  • La loyauté
  • La solidarité

 

D’après Saint Gobain ces valeurs constituent les Principes de Comportement que respectent dirigeants et employés du groupe.

Nous constatons que le père Noël de la direction lui ne fait pas parti de la direction et encore moins des employés de Saint Gobain c’est peut être pour ça qu’il a pu se permettre de manquer à ces valeurs en disant à notre collègue de partir et de ne plus revenir. Merci Saint Gobain tu trouveras toujours des solutions pour respecter tes valeurs fondamentales.

 

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 09:51

Ce mercredi 5 octobre un comité d’établissement s’est réuni sur convocation de la direction. L’ordre du jour concernait l’ouverture le dimanche du magasin de Fleury-Mérogis (appelé Ste Geneviève des bois par la direction) situé sur la zone de la croix blanche. Ce magasin étant situé sur une zone PUCE, classé comme tel par la préfecture, la direction peut faire ouvrir ce magasin tout les dimanches de l’année. Mais pour que son ouverture soit effective, même si il est situé sur une zone PUCE la préfecture doit délivrer une autorisation pour que le magasin puisse ouvrir en toute légalité.

La direction attend donc avec impatience l’autorisation préfectorale pour ouvrir ce magasin le dimanche, mais visiblement le temps de l’administration est trop long pour la direction. C’est pourquoi elle souhaite solliciter la commune de Fleury-Mérogis  afin de lui demander l’autorisation d’ouverture exceptionnelle de cinq dimanches à la suite à partir du 16 octobre en attendant d’obtenir l’autorisation de la préfecture.

Lors de ce CE Force Ouvrière a rappelé son opposition à l’ouverture des magasins le dimanche. Vous trouverez d’ailleurs à la suite notre intervention en séance.

 

NOTRE INTERVENTION EN SEANCE:

 

Voici quelques points qui j’espère vous feront réfléchir sur la question de l’ouverture le dimanche.

  • L’équilibre social et la vie familiale

D’après le sondage BVA des 10 et 11 octobre 2008, 81 % des salariés  veulent  préserver le dimanche comme jour de repos commun, consacré à la vie personnelle, familiale ou associative.

En effet, quelle vie privée, quelle vie de famille lorsque l’un des parents travaille le samedi, l’autre le dimanche et ont des jours de repos hebdomadaires différents, alors que notre société souffre justement d’une déstructuration des liens familiaux ?

Qui, d’autre part, gardera les enfants des salariés en activité le dimanche ?

Quelles activités associatives, culturelles ou sportives pour les salariés travaillant le dimanche ?

  • La vie économique dans les collectivités territoriales

Il ressort que 72 % des salariés n’iraient pas davantage dans les commerces s’ils étaient ouverts 7 jours sur 7 (Sondage BVA des 10 et 11 octobre 2008).

D’ailleurs si la pratique des ouvertures du dimanche que vous souhaitez instaurer dans les magasins LAPEYRE se généralise, les consommateurs, qui sont en grande majorité des salariés, ne pourront bénéficier de l’ouverture dominicale s’ils doivent eux-mêmes travailler.

Avec les modifications de loi que souhaite le gouvernement actuel et sur lesquelles vous vous engouffrez, le travail dominical ne sera donc plus exceptionnel, puisque pourraient être concernés des services au public des crèches, (avec les augmentations d’impôts locaux corrélatives), l’ensemble des transports, les banques, les assurances, les fournisseurs, les informaticiens, les agents d’entretien, de livraison…

L’extension de l’ouverture dominicale n’augmentera en rien le pouvoir d’achat des ménages et conduira simplement à reporter certaines dépenses d’un jour sur un autre, sauf à considérer que les ménages dépensent davantage à budget constant, ce qui risque de les pousser vers le surendettement qui constitue d’ores et déjà un fléau. (on connait le résultat des subprimes)

Cette mesure conduira également à la disparition des petits commerces (ce que vous souhaitez peut être) et à une moindre diversité de l’offre dans les magasins.

Les commerces de proximité ne pourront, en effet, rivaliser avec les grands magasins comme les nôtres. Concernant l’amplitude d’ouverture ou l’implantation dans les zones touristiques ou d’attractivité commerciale exceptionnelle où les prix vont grimper, ce qui conduira fatalement à de nombreuses faillites et à la disparition des emplois corrélatifs.

Chez LAPEYRE, cet effet est déjà observé avec DOMUS. Magasin que vous souhaitez fermer puisque pas assez rentable. Alors qu’il ouvre tout les dimanches

  • L’environnement et le développement durable

L’extension de l’ouverture dominicale se traduira non pas par une baisse mais par une hausse des prix.

Compte tenu des études nord-américaines qui font état d’une hausse de 4% des prix liée à l’ouverture dominicale, il est évident que les dépenses d’énergie pour le chauffage et l’éclairage des magasins le dimanche et le transport des consommateurs vers les lieux de vente pèseront sur la facture finale que ceux-ci devront payer. Au moment où le Grenelle de l’environnement vise à limiter les gaz à effet de serre, on ne peut que regretter des mesures qui auront pour conséquence directe de les accroître.

  • La liberté et les conditions de travail des salariés

68 % des salariés déclarent ne pas vouloir travailler régulièrement le dimanche (Sondage BVA des 10 et 11 octobre 2008).

 

Prétendre garantir le volontariat des salariés c’est se moquer de nous ou bien de ne pas connaître la réalité du terrain. 

 

Un droit de refus des salariés garantit-il l’absence de discrimination dans l’évolution de carrière, l’obtention d’augmentations de salaire ou l’attribution de formations ?

Le marché du travail ou la notion d’offre raisonnable d’emploi permettent-ils réellement à un salarié de refuser, à l’embauche, un contrat de travail prévoyant le travail du dimanche ?

De plus, le dimanche sera de moins en moins bien rémunéré, puisque la généralisation du travail le dimanche conduira à en faire un jour comme les autres et aboutira à une absence de paiement majoré à terme.

Par ailleurs, le travail du dimanche conduit à la précarité (CDD, Intérim, surcharge de travail due à l’augmentation des amplitudes de travail…). Il deviendra le contrat imposé aux salariés étudiants et aux salariés à temps partiel subi. Or, ce sont de véritables emplois qu’il convient de proposer à l’ensemble des salariés.

Le travail du dimanche se heurte ainsi à de nombreux besoins: conciliation entre vie professionnelle et vie privée, Respect de l’environnement, lutte contre le stress et la pénibilité au travail…

En l’absence d’effets positifs pour le commerce et pour la société, Force Ouvrière demande à la direction de cesser ce massacre et enfin de respecter les salariés en leur permettant de vivre dignement non pas en ouvrant le dimanche mais en augmentant tout les salaires de manière significative.

 

Partager cet article
Repost0
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 14:15


Le magasin de Strasbourg 2 a été construit en 2007. Le Comité d'Etablissement de l'époque avait déjà prévenu la direction de l'erreur stratégique qu'elle commettait. Cela n'en a rien changé. Le magasin est malgré tout sorti de terre. Du personnel a donc été embauché et la vie de ce magasin s'est donc mise en place avec des salariés qui avaient pour seul objectif de rendre ce nouvel outil rentable. Mais, comme dit plus haut, ce magasin n'a pas été pensé intelligemment (étude de marché certainement mal faite comme pour Niort ou irresponsabilité de la direction). Les salariés pouvaient bien faire au mieux, ce projet était de toute façon voué à l'échec. Cela n'a pas raté...

 

La direction nous a appris il y a 3 semaines sa volonté de fermer le magasin pour cause de non rentabilité. Après la fermeture de Lesquin en 2009, puis le passage en relais de Niort en 2010, maintenant la fermeture de Strasbourg 2. Cela commence à faire beaucoup trop d'erreurs de stratégie "Monsieur LAPEYRE". Après trois avertissements d’habitude c'est le licenciement...?!

 

Nous nous sommes rendus à Strasbourg dès que possible, nous avons tout de suite voulu rencontrer les salariés. Ainsi nous voulions dire à nos collègues notre volonté de les soutenir et de trouver des portes de sortie. Nous avons donc fait connaissance et surtout nous avons fait le point sur leurs besoins, leurs difficultés afin de mieux connaître la situation. Les salariés du magasin sont toujours dans l'incertitude aujourd'hui, la direction reste évasive et surtout ne prend pas ses responsabilités. Lors de notre dernier Comité Central d'Entreprise la direction nous a dit qu'elle envisage des ruptures conventionnelles au lieu de licenciement économique. En effet, le licenciement économique est non seulement le seul licenciement qui rend responsable l'employeur de son erreur de stratégie mais en plus la mise en place d’une rupture conventionnelle à la place d'un licenciement économique est purement et simplement illégale.

 

Aujourd'hui nous nous sommes rendus pour la deuxième fois au magasin afin de faire un nouveau point avec les salariés. Pour la plupart ils n'ont plus aucune confiance en la direction et même plus largement dans le groupe St Gobain. C'est pourquoi la majorité d'entre eux ne veut plus travailler ni pour DISTRILAP ni pour St Gobain. Ce manque de confiance démontre bien à quel point la direction s'est éloignée depuis longtemps de ses salariés et s'éloigne toujours un peu plus chaque jour.

 

Nous avons rencontré le directeur de Strasbourg 1 qui a également la responsabilité du deuxième magasin (qui doit fermer ses portes sous peu). Nous avons pu échanger avec lui et malheureusement nous ne sommes pas sûrs qu'il ait pris la mesure de la situation des salariés.

 

En attendant, la situation n'est toujours pas réglée : nous devons rester sur nos gardes pour les collègues de ce magasin mais aussi pour les autres. Nous prévoyons pour cette année 2011 beaucoup de changements et les nouvelles à venir pourraient bien ne pas être bonnes. Alors soyez attentifs et surtout n'hésitez pas à nous contacter. Le plus tôt sera le mieux.

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 14:05

 

 

matthieu SAINTOUL Matthieu (Perpignan)


Délégué Syndical

membre du CE n°8

membre du CCE

membre du CHSCT n°8

matthieu.saintoul@gmail.com

06.31.43.18.57

technicien SAV à Perpignan

Délégué du personnel suppléant

 

 

GEOFFROY Christophe (Brest)


Membre élu suppléant au CE n°8

Vendeur service à Brest

Délégué du personnel suppléant

 

GUENNIF Abdelkader (Toulouse Nord)


Représentant syndical au CE n°8

Vendeur service à Toulouse nord

Délégué du personnel titulaire

 

eric

 

 

BAUDON Eric (Tours)


Délégué du personnel titulaire

 

 

 

 

GIRBON Richard (Perpignan)


Délégué du personnel titulaire

 

SZPACZYNSKI Patrick (Hénin-Beaumont)


Délégué du personnel titulaire

 

LUCAS MOREIRA Joao (Hénin Beaumont)


Délégué du pesonnel suppléant

 

VANDENDAELE Armel (Coignières)


Délégué du personnel suppléante

 

KERBOUCHE Mustapha (Saint-Brice)


Délégué du personnel titulaire

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 14:36
Il n'avait jamais fait grève et ne connaissait rien aux politiques. Employé chez Lapeyre, Pierre Moinot s'est retrouvé propulsé sur l'avant-scène médiatique.
Le 17 décembre dernier, Pierre Moinot (à droite sur la photo) joue les invités surprise lors d'une visite officielle à Saint-Maixent de Ségolène Royal, qui accepte de recevoir une délégation. « Les politiques, j'ai besoin d'eux, ils ont besoin de moi. » Le 17 décembre dernier, Pierre Moinot (à droite sur la photo) joue les invités surprise lors d'une visite officielle à Saint-Maixent de Ségolène Royal, qui accepte de recevoir une délégation. « Les politiques, j'ai besoin d'eux, ils ont besoin de moi. »  - (dr)

I l risque de se passer quelque chose de grave pour vous. C'était l'été dernier et Matthieu Saintoul, délégué syndical Force ouvrière chez Distrilap, la société qui exploite les magasins Lapeyre à travers la France, confiait ses craintes aux salariés à l'occasion d'une halte à Niort. Le 7 octobre, le couperet tombait : le magasin allait être vendu et ses effectifs réduits à peau de chagrin.

'' Avec Ségolène Royal, ça a déclenché un gros barnum intéressant ''

A 41 ans, Pierre Moinot n'avait jamais fait grève, ni lui ni aucun de ses collègues : les voilà placés le 16 octobre en tête de la grande manifestation niortaise sur les retraites. Ils ne connaissaient rien à la politique et Pierre Moinot se retrouve à discuter autour d'une table avec Ségolène Royal à Poitiers. « On n'était pas nombreux à s'être battus un jour pour soi. Mais quand on vous met la pression, soit on lâche prise tout de suite, soit on résiste », analyse-t-il aujourd'hui avec le recul, dans son pavillon de Chauray.
Les syndicats ? Terre inconnue. « Ma mère, je crois, était syndiquée. Mais quand on est jeune, on se dit : je m'en fous, on verra bien ce que l'avenir réserve. » Une vision chamboulée par les événements de l'automne : « Pour moi, le gars qui est syndiqué, c'est qu'il a ça dans l'âme, c'est un sacerdoce, il dédie une partie de sa vie à défendre les autres. C'est ça qui m'impressionne. Les syndicats nous ont rassurés. »
Pierre Moinot a aussi fait le grand plongeon dans le monde politique. Le combat des Lapeyre a mobilisé le ban et l'arrière-ban des élus socialistes locaux et régionaux. Fin octobre, Ségolène Royal accorde un rendez-vous à Poitiers, à l'issue duquel elle écrit à Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, pour exiger le reclassement des salariés. Le 17 décembre dernier, Pierre Moinot, pour enfoncer le clou, joue les invités surprise lors d'une visite à Saint-Maixent de la présidente de Région, qui chamboule in extremis son emploi du temps pour recevoir une délégation. Les Lapeyre apprennent à décoder les arcanes d'un univers étranger : « Mon grand-père était PS, j'avais un oncle au Figaro, cela donnait des discussions animées aux fêtes de fin d'année, mais je ne baignais pas du tout dans cet univers. »
Les politiques utilisent-ils les Lapeyre ? Ils se servent des salariés autant que les salariés se servent d'eux, rétorque Pierre Moinot, pas dupe. « L'intervention de Ségolène Royal a eu une résonance énorme. Ce n'est pas remonté jusqu'à Nicolas Sarkozy ou l'Assemblée nationale mais ça a déclenché un gros barnum assez intéressant. C'était le seul moyen pour nous de ne pas tomber dans l'oubli face à une machine infernale. Les politiques, j'ai besoin d'eux, ils ont besoin de moi, je n'ai pas de scrupule, on est partenaires. Tout cela accumulé, j'ai appris énormément de choses, cela a été extrêmement enrichissant. »
La première lettre de Ségolène Royal au PDG de Saint-Gobain avait illico poussé le groupe à dépêcher sur place une mission pour reclasser les salariés, ce qui n'avait jamais été obtenu auparavant. La présidente de Région vient à nouveau d'écrire au PDG, alors que plusieurs salariés sont toujours dans l'attente et que le magasin sera officiellement vendu le 31 décembre. A la fin, nul regret : les Lapeyre, une poignée de huit salariés, ont abattu toutes les cartes qui s'offraient dans leur jeu. Même celles qu'ils n'auraient jamais imaginé posséder.

nr.niort@nrco.fr

Yves Revert
article du journal la nouvelle république
Partager cet article
Repost0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 10:47
Les salariés du magasin, à nouveau en grève hier, ont rencontré Ségolène Royal et le vice-président de la Région à Poitiers.
Le 14 octobre dernier, huit salariés se mettaient en grève. Depuis, les soutiens se multiplient. - (Photo NR, Jean-André Boutier)  - Photo NR

Les salariés de chez Lapeyre étaient à nouveau en grève hier matin. A leur agenda : un rendez-vous à Poitiers en fin de matinée avec la présidente de Région, Ségolène Royal, ainsi qu'avec le vice-président du conseil régional en charge des dossiers économiques, Jean-François Macaire.
Une porte de plus à laquelle frappent les employés du magasin de la zone commerciale Mendès-France pour tenter de se faire entendre, après l'annonce faite par la direction du groupe Lapeyre le 7 octobre dernier : le magasin, tout en conservant l'enseigne, va être vendu à un indépendant, et près de la moitié des douze emplois vont être supprimés, alors que déjà en 2009, l'effectif était passé de 18 à 12. Le magasin n'a pas atteint le chiffre d'affaires sur lequel tablait le groupe lors de son ouverture en 2005.
Jeudi dernier, s'est tenu un comité d'entreprise extraordinaire. A l'issue de la réunion, la direction a fait savoir que le futur exploitant du magasin reprendrait sept salariés « dans les mêmes conditions de salaires et d'ancienneté » et prendrait des mesures de reclassement et de formation pour les autres. Des promesses « orales » dont les grévistes attendent qu'elles se traduisent pas des engagements écrits.
Rencontre avec le repreneur

Samedi matin, le repreneur, qui dirige déjà les magasins Lapeyre de La Rochelle et Saintes, a rencontré une partie du personnel gréviste. Une nouvelle rencontre est prévue à la fin de la semaine. Hier, à Poitiers, Jean-François Macaire a reçu durant un long moment les salariés en compagnie d'Émile Brégeon, ex-syndicaliste d'Heuliez élu au conseil régional en mars dernier. Première décision prise : Ségolène Royal va faire pression directement sur le groupe Saint-Gobain (qui contrôle Lapeyre) afin d'obtenir des propositions de reclassement. Un courrier est en préparation.

Yves Revert
nr.niort@nrco.fr
Partager cet article
Repost0
23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 21:07
Lapeyre : le repreneur présente son projet
23/10/2010 05:38
Cédé à un mandataire indépendant de La Rochelle, le site Lapeyre de Niort (onze salariés) conservera un effectif de sept vendeurs.
Le futur magasin Lapeyre de Mendès-France sera rattaché à La Rochelle et son format réduit. - Le futur magasin Lapeyre de Mendès-France sera rattaché à La Rochelle et son format réduit. -  - Photo NR

Nouvelle étape dans le mouvement social au magasin Lapeyre, zone Mendès-France. Vendredi, lors d'une réunion du comité d'entreprise du groupe en région parisienne, la direction a exposé aux délégués, dont des représentants niortais, ses projets de réorganisation, à l'origine du conflit. L'enjeu, c'est la cession du site à un mandataire (sorte de franchisé) de La Rochelle, qui gère aussi un magasin à Saintes. « Il s'agit d'un partenaire depuis 1991, appuie Jean-François Vilard, DRH de Lapeyre. Le comité d'entreprise a accepté que ce mandataire indépendant rencontre le personnel pour présenter les postes à pourvoir dans le futur magasin. »
En raison d'un chiffre d'affaires insuffisant, cette entité sera transformée en « relais » et son infrastructure réduite, notamment la surface de stockage, sur le modèle de Saintes. Le nouveau format prévoit un effectif de sept postes sur les onze actuels. « Le personnel sera repris dans les mêmes conditions, salaires et ancienneté », précise le DRH, soulignant que le repreneur a développé lors de la réunion toutes les mesures d'accompagnement, en terme de formation ou de reclassement, dans les autres magasins ou les autres filiales de Saint-Gobain, propriétaire de Lapeyre. Il s'agira principalement de postes de commerciaux directement rattachés à La Rochelle. Il est prévu que le mandataire rencontre les salariés niortais dans les jours qui viennent.
'' Un précédent ''

Le CE a réservé son avis sur ces propositions. Délégué FO, Mathieu Saintoul ne cache pas son inquiétude sur le projet de reclassement présenté par le mandataire, estimant qu'il « n'engage en rien la direction. Je ne suis pas sûr que les documents présentés au CE aient une valeur, dit-il. Personne n'a la certitude que tout cela marche. » L'échéancier prévoit que la procédure doit être achevée au plus tard le 1 er décembre. Au-delà du cas niortais, « qui créé un précédent », le syndicaliste s'interroge sur la politique du groupe Lapeyre. Il existe une vingtaine de mandataires parmi les 120 magasins exploités par la société Distrilap. « Le cas de Niort pose de nombreuses questions vis-à-vis des autres magasins ».

Jean Rouziès
nr.niort@nrco.fr
article de la nouvelle république
Partager cet article
Repost0